I Culori d'Umani Associu pè una Fundazione di Corsica  
 

Jean-Pierre Giacobazzi

Jean-Pierre Giacobazzi  

Ce type-là avait la mémoire à vif comme s’il l’avait passée à la toile émeri. Ce qui reste de sa mémoire, ce sont les toiles qu’il nous a laissées.

Jamais indifférent à la vie des autres, aux ouvriers des chantiers laissés sur le sable, aux Indiens d’Amérique exterminés par le bacille de Koch que les blancs glissaient dans leurs couvertures de laine, attentif à l’image du Che commercialisée à l’égale d’une publicité Coca Cola.

Politiquement incorrect, assumant ses coups de gueule ou ses élans de tendresse.

Lui qu’une maladie invalidante handicapait, courait le monde… même si la dynamique de ce verbe est un peu exagérée. Après tout, exagérer n’est pas mentir, aurait dit Giaco.

Il célébrait les émigrants italiens qui avaient bâti New York. Il s’impliquait avec ces autres Italiens qui avaient fui le fascisme.

Admirateur inconditionnel, il était aussi du côté des femmes, avec leurs jambes longilignes et leurs pubis apparents.

Tout Giacobazzi est là, avec sa polychromie violente, sur un rythme de jazz binaire.

Un grand cœur généreux au rythme incertain, qui s’est finalement arrêté de battre, le 30 juillet 2007, à Toulon.

Jérôme Camilly

 

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